The end

Posté le Dimanche 30 décembre 2007

En cette veille de fin d’année, je viens mettre un point final à mon blog.

Je suis incapable de le fermer; il y a trop de lui dedans, de la bannière à chaque article, des clins d’oeil jusqu’aux vraies/fausses déclarations.

Mais je n’écrirai plus. Plus rien à dire, ni à personne, plus de sens.

L’absence est trop lourde, tout est en vrac, je ne sais plus si tout est à reconstruire ou à laisser en friche.

Merci pour vos messages.

Bonne route à tous.

nevalee @ 13:52
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Je me fais détester

Posté le Samedi 20 octobre 2007

Et le pire c’est que ça ne me pose presque pas de problèmes.

Le travail en groupe c’est fatiguant, épuisant, énervant. Je n’en peux plus de devoir me taire en lisant sur l’écran de l’ordi leurs phrases qui ne veulent rien dire.

Bac+3 et ça n’accorde pas les adjectifs, ça fait des phrases de 8 lignes où les pronoms s’interchangent sans aucune logique, ça fait du copié-collé; ça n’a aucun sens. Forcément, je l’ouvre : « Hé les filles, faudrait peut-être reprendre ce passage, y’a deux trois trucs qui clochent là… »

Je comprends tout à fait qu’entendre ça 10 fois dans la journée, c’est comment dire… pénible? Ok, insupportable. Mais merde! Le boulot qu’on a choisi nous impose une rédaction quotidienne conséquente, il faudrait peut-être prendre les bonnes habitudes dès maintenant, non?

Apparemment pas. Alors je me tais, mais comme je ne sais pas faire semblant, je marmonne sur ma chaise, je souffle et je mords un peu. Quand je rentre chez moi, je me dis qu’il faut que je sois plus coulante, moins exigeante, ce travail n’est pas le mien (j’oserais presque un hélas de désespoir), il doit refléter l’esprit du groupe : bancal.

Le lendemain, une crise cardiaque se provoque en moi quand je lis : « C’est la 2ème ville du département, c’est la 4ème en bassin d’emploies, mais la 3ème en manque de logement, mais comme elle est dans la 4ème région de la France, il va y avoir des aides financière, le budget est de …. mais c’est moins que le budget nationnale qui est de ….., donc ça pose un problème, il faut comparé avec d’autres chiffres, parce que le budget de la commune n’est pas le même que celui des autres, sûrement parce qu’elle n’ait que la 4ème en bassin d’emploi. »

Ah ouais, je confirme là, CA POSE UN IMMENSE PROBLEME. C’est une charade ou quoi? Non, mais dites moi les filles, moi aussi je veux jouer. Ah, merde c’est ma copine licenciée de droit qui a pondu cette magnifique phrase, dommage on s’entendait bien elle et moi.

Il faut que j’apprenne la tolérance. Bordel, ça va pas être facile. Parce que c’est pas que je veux faire ma chiante mais il va quand même y avoir mon nom associé à ce torchon  et comment dire, ça ne va pas être possible. Et je parle même pas de la note. Elles m’interdisent l’accès à l’ordinateur; je profite de leur inattention pour remettre « nationnale » sur ses deux pieds. Trop de haine.

Oui, Aurélie? Qu’est ce que j’ai comme diplôme? Bah j’ai loupé le brevet des collèges d’un rien j’te jure! Par contre je sais lire et écrire, compter c’est en bonne voie. Tu sais quoi? J’ai même appris que pour savoir la terminaison d’un verbe du 1er groupe, é ou er , tu pouvais le remplacer par un verbe du 2nd. Ex : « Il faut comparé… Il faut partir, choisir, donc comparER. »

L’après midi, cours de socio : « La dynamique de groupe. »

La prof: « C’est quoi pour vous un groupe? »

Les étudiants : - »Le partage des tâches »

- « Un objectif commun! »

- « Des valeurs communes!! »

- « Des gens qui voient l’intérêt collectif »

Moi crachant mon venin : « La mort de l’individu. »

Je me fais détester et ça me plairait presque.

nevalee @ 12:20
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L’Enjeu

Posté le Vendredi 5 octobre 2007

Comme toujours, c’est lorsque la tempête arrive que l’on se couvre.

C’est comme toujours lorsque le monde nous agresse que l’on se recentre sur notre nombril.

Comme toujours, c’est une histoire de moi à moi, de la petite fille que j’empêche de crier à la responsable que je me suis toujours obligée à être.

Encore une fois, je m’attaque à l’inattaquable, à celui que personne ne peut vaincre, pour un combat qui ne peut que se perdre; cette pourriture de temps qui grisaille tous les jours de soleil.

Je sais que je n’y peux rien, et pourtant je ne sais faire que cela. Courir derrière lui, croyant parfois m’en rapprocher, je me prends à rêver à l’attraper enfin. Je m’imagine conquérante le remettant fièrement à sa place, loin derrière mes souvenirs. Mais je connais toute l’avance que ce salaud a sur moi.

Depuis ma cinquième année d’existence, je me suis mis dans la tête de pouvoir rattraper le temps perdu. Perdu non pas car gaspillé, mais simplement parce que je suis née en retard. Forcément quand on né à l’âge de 5 ans, ça en fait des lacunes à combler, de la mémoire à irriguer. Regardez-moi, jeune de femme de 25 ans passés, heureuse mariée et néo-étudiante, je vais vous dire un secret; en réalité j’ai au moins 10 longues années de plus au compteur. Ne m’en voulez pas, moi-même j’ai du mal à connaître le chiffre exact. Combien d’années suis-je restée dans la matrice de ma mère avant de devenir?

Et pauvre imbécile mélancolique que je suis, j’y crois encore. Parfois je me surprends retrouver cette chaleur sereine et lorsque je m’aperçois le vilain monde gris et sale dans lequel j’évolue, je n’ai alors qu’une hâte : retourner d’où je viens. Remonter les aiguilles à toute vitesse, découdre les années qui s’entrechoquent trop vite, revenir là où j’aurais pu être égale aux autres.

Un jour prochain, cette quête du St Graal s’achèvera dans le silence des cris qui se meurent. Non pas que je serais devenue raisonnable, seulement que je n’aurais plus aucune raison à courir après le temps, à m’épuiser dans cette course sans fin.

Un jour, la petite fille que j’étouffe en moi sera libre car morte.

Et ce jour-là approche. Toujours plus rapidement que ce que l’on s’imagine.

Ce soir, une nouvelle étape est franchie. Une étape importante que je me félicitais de ne pas connaître il y a encore 3 jours.

J’ai peur et je pleure.

Je râle et je chiale.

Elle souffre et moi, je ne pense qu’à ma petite vie de merde.

nevalee @ 21:36
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Festivités

Posté le Jeudi 12 juillet 2007

Cet après-midi, je suis allée rendre un livre à la bibliothèque.

En 5 minutes de trajet, j’ai reçu ça :

 

pict0039.jpg

 

En attendant de m’irriguer à la belle vie des Teinturiers, de vivre mon festival aux accents multiples, de retrouver la douce folie des comédiens, de me faire conter leurs histoires d’ailleurs, je collectionne les flyers.

Et me languis affreusement d’être ce week-end.

nevalee @ 0:13
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Un cadeau en forme de mots

Posté le Mercredi 11 juillet 2007

Dans le résumé d’une pièce de théâtre (« Et je remercie Dieu d’être une femme » de Pascale Anin) , j’ai lu une phrase qui m’a instantanément fait penser à toi.

Je voulais te l’offrir :

« L’absence est à l’amour ce que le vent est au feu; il allume le grand et éteint le petit. »

nevalee @ 23:58
Enregistré dans Rumeurs blasphématoires
Métallique

Posté le Lundi 2 juillet 2007

Chanson que j’écoute en boucle.

Un conseil : détournez vos yeux de la vidéo, elle est aussi moche qu’une carte postale de Toulon.

En attendant que j’arrive à insérer un lecteur mp3.

 

 Image de prévisualisation YouTube

nevalee @ 13:12
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